Quand on décide de partir

Ce n’est forcement pas tous les jours que nous sommes content de notre vie ou que nous sommes confiant pour un avenir meilleur. Parfois, nous faisons des erreurs qui, vu leurs effets, nous semblent irréparable. Mais malgré tous ce qui peut nous traverser l’esprit à ces moments, nous ne pensons jamais à la fin. Nous craignons d’aller en prison, de tomber malade, d’être ruiné mais jamais il ne nous traverse l’esprit l’idée du dernier départ. Mais pour certains, c’est l’unique solution, la seule alternative: partir à ne point revenir.
Bonjour (ou bonsoir) chères toutes et chers tous. L’avenir est un fléau que nous craignons tous et en même temps une manne que nous cherchons à manger. Nous avons tous à l’esprit une idée de comment l’avenir devrait être pour nous. Et, puisque nous ne pouvons rien prédire, l’avenir vient nous surprendre; elle vient à nous avec tout ce que nous avons demandé, mais pas que. Elle vient également avec l’autre partie, celle que nous détestons mais que nous sommes condamnés à combattre toute notre vie. Avez-vous déjà songé à tout abandonner et à partir?
Avez vous déjà songé à quitter votre quotidien et « traverser le voile »? Certainement pas! Nous sommes trop fiers pour faire une tel bêtise, trop humains pour penser comme des « vampires ». Un « ami » me racontait « comment il a essayé de partir ».

C’était après une semaine entière passé sans 1 franc en poche et après une dispute avec ma mère que je pris une corde pour aller mettre fin à mes jours, m’a-t-il dit. J’étais fatigué de vivre cette vie de (…) et d’avoir à fêter le succès de mes amis avec eux sans le connaitre personnellement. Je me suis isolé dans ma chambre et pris une plaquette entière de paracétamol (un truc de dingue) avant de faire un nœud solide, accrocher le bout de la corde à une planche du plafond de bois. Je ne fis aucune prière et je n’ai même pas pensé à laisser une note (…). Lorsque le tabouret sur lequel j’avais les pieds glissa, je sentais mon souffle diminuer, mes mains et pieds se refroidir. J’ai juste eu quelques minutes pour regretter ce que je fesais quand un cri assourdissant me ramena sur terre. Mon père accouru et trancha la corde avec un couteau. J’étais furieux de n’avoir pas fini ce que j’avais commencé et en même temps content d’avoir été sauvé. J’avais peur d’affronter l’avenir en voyant ce qu’est mon présent.

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut être sauvé d’une corde que nous avons pris le temps de faire. Chaque jours, les gens accablés de souffrances, décident d’en finir avec leur vie, ils décident de tout laisser tomber et de partir loin. Déprimé, opprimé, rejeté, comprimé (…), ils ne trouvent plus la dose de positivisme nécessaire pour continuer à croire. Et pourquoi continuer de souffrir?Vous allez donc décider du jour de votre mort, de l’heure à laquelle vous allez quitter la terre. Vous allez mettre fin à une souffrance qui dure depuis trop longtemps.
Le succide, c’est tout un processus, et contrairement à ce que nous croyons ou que nous nous efforçons de croire, il ne s’agit pas d’une personne qui décide par lâcheté ou par égoïsme -quoique ces deux causes existent- de mettre fin à ses jours, mais il s’agit de personnes qui rongé de l’intérieur par les souffrances finissent par perdre complètement leur cœur. Ces gens, nous les croisons chaque jour dans la rue, nous les dépassons, nous faisons tout pour les blesser encore plus. Si seulement nous pouvons savoir que ce rire moqueur que nous envoyons à un tranquille monsieur qui dans un geste maladroit à fait une bêtise allait causer sa mort, l’aurions nous fait? Encore faut-il que nous revoyons notre comportement et notre vie en société. Le vivre ensemble, oui le vivre ensemble.
Et voilà pourquoi les coach en motivation et en développement personnel sont utiles. Même si parfois les discours ne suffisent pas, ils remontent le moral à ceux qui n’en n’ont presque plus.
Si vous pensez au suicide un jour, pensez à votre femme, votre mère, votre père, vos enfants, vos amis, toutes ces personnes qui pensent à vous, qui vous aiment. Pensez au vide que vous allez laisser dans leur vie et renoncez-y. Votre ego démesuré, tentez de le contrôler. Quand vous déciderai de partir, sachez que personne ne fera l’éloge de tout le combat que vous avez mené sur cette terre mais on ne parlera que de votre lâcheté, de votre arrogance et votre égoïsme. Si vous y pensez toujours, cessez de penser et dormez tranquillement… La vie est faite de haut et de bas, ne laissez jamais les bas vous emporter.

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John
John ZIDAH, 20ans, entrepreneur et community manager. Je suis rêveur, idéaliste, maladroit, passionné, curieux, ambitieux, obsessionnel, geek, créatif. Je préfère la ville à la campagne, je réfléchis trop, j'ai confiance en moi. Je m’investis à fond dans mon travail et avec mes clients, je suis rigoureux et je sais m’entourer. Je suis fasciné par la psychologie et les comportements, j’ai toujours un carnet de notes et de croquis sur moi, je sais m’adapter aux situations, je vis à Lomé, Je suis heureux, j’aime mon métier, je veux encore apprendre, je veux garder mon âme d’enfant, j’aime travailler dans l’urgence, et quand je veux quelque chose, je l'obtiens.
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